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Arrête-moi si tu peux (Steven Spielberg)

Arrête-moi si tu peux (Steven Spielberg)
Arrête-moi si tu peux (Titre original : Catch me if you can)

Réalisé par Steven Spielberg – 2002 – USA – Couleur – 2heures 21minutes

Avec Tom Hanks, Leonardo DiCaprio, Martin Sheen, Jennifer Garner, Nathalie Baye, Christopher Walken...

Citation du film: « Viens, viens ! Je t'attends ! Arrête-moi si tu le peux ! »



Résumé: Frank Abagnale (Leonardo DiCaprio) quitte ses parents en instance de divorce à l'âge de 16 ans. Talentueux comédien, menteur, et arriviste, il va devenir un escroc notoire, changera d'identité et détournera des millions de dollars. Mais c'est sans compter sur Carl Hanratty (Tom Hanks), agent du FBI chevronné, lancé à sa poursuite pour le capturer...


Critique: un nouveau Spielberg grand public avec son fétiche Tom Hanks et le débutant dans la famille DiCaprio. Chapeautés par l'inventeur du blockbuster en personne, les deux étaient partis pour faire des étincelles.

S'inspirant du bouquin du véritable Frank Abagnale, le scénario, comme toujours chez Spielberg, est conçu pour paraître bon en apparence, mais peut n'être en fait que moyen. C'est un peu le cas ici : je trouve les dialogues un peu trop convenus et simples. L'histoire, quant à elle, est l'argument de vente principal du film. Elle s'avère quand même très cinématographique et génératrice d'humour, d'émotion et de beauté parfois, grâce à son talentueux metteur en scène.

Spielberg sera toujours Spielberg, j'ai l'impression. De « Duel », son premier, à « Munich », le dernier en date à l'heure où j'écris, la maîtrise n'a jamais fait défaut à ce – on peut le dire – génie. Ca sauve l'ensemble selon moi, car voir ces deux idiots (certes très inspirés et en forme) jouer à une course-poursuite à travers le monde, ça fait plaisir au cinéphile du dimanche, mais comme je le dis plus haut, Spielberg est doué pour faire croire que son boulot est bon.

Un film s'attachant donc essentiellement à l'apparence, soignée, et délaissant ainsi un côté psychologique des personnages qui aurait gagné à être développé davantage : si Abagnale n'est pas un héros intéressant à développer et creuser les sentiments, je suis le pape Benoît XVI. De plus, leurs interprètes auraient eu la chance d'obtenir un rôle à la mesure de leur talent. Autre chose : je trouve Tom Hanks lésé. DiCaprio, et son charismatique escroc à jouer est avantagé par rapport au ridicule agent du FBI qui ne fait que poursuivre ce dernier.

Un gros manque de fond (la forme y est), d'approfondissement, même si c'est clair que ça fait bien passer le temps. Mention spéciale à Nathalie Baye, qui s'impose en fumeuse du siècle, et au réalisateur, qui quand même, n'est pas mauvais du tout. Etrange : Abagnale fait bizarrement penser à un certain Christophe Rocancourt, bientôt incarné au cinéma...

Critique de Cyril

La note: 12,5 / 20

Selon vous, quelle note mérite le film ?
# Posté le samedi 28 octobre 2006 13:19
Modifié le samedi 16 août 2008 17:27

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